Chili
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| Devise nationale : Por la razón o la fuerza « Par la raison ou par la force. » | |||||
| Image:LocationChile.png | |||||
| Langues officielles | Espagnol | ||||
| Capitale | Santiago ??? | ||||
| Plus grande ville | Santiago | ||||
| Président | Ricardo Lagos | ||||
| Superficie - Totale - Eau (%) | Classé 37e 756 9501 km² 1,07% | ||||
| Population - Totale (2000) - Densité | Classé 61e 15 328 467 hab. 20 hab./km² | ||||
| Indépendance - Début - Définitive | De l'Espagne 18 septembre 1810 12 février 1818 | ||||
| Gentilé | Chiliens | ||||
| Monnaie | Peso (CLP)700 pesos équivalent environ à 1 €
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| Fuseau horaire | UTC -4 | ||||
| Hymne national | Himno Nacional | ||||
| Domaine internet | .cl | ||||
| Indicatif téléphonique | +56
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| 1 Le Chili revendique 1 250 000 km² de l'Antarctique | |||||
Pays d'Amérique du Sud, la République du Chili partage ses frontières avec le Pérou au nord, la Bolivie et l'Argentine. La capitale de ce long pays porte le nom de Santiago du Chili. Chile est un mot mapudungum signifiant « là où se termine la terre ».
On y parle l'espagnol, mais aussi des langues amérindiennes, qui ne bénéficient pas du statut de langue officielle :le quechua, le rapanui (sur l'Île de Pâques) et le mapudungún.
La monnaie nationale est le peso.
Sommaire |
[modifier] Histoire
Article détaillé : Histoire du Chili
À l'arrivée des Espagnols en 1536, le territoire chilien était peuplé par différentes cultures : aymaras, changos, chinchorros, atacameños, diaguitas dans le nord ; les picunches, mapuches, huilliches, chonos dans la région centrale et sud ; et les onas, yaganes et alacalufes dans la Patagonie et la Terre de Feu. Les mapuches ont formé la communauté la plus nombreuse.
Après avoir participé aux luttes contre les Incas, au Pérou, le conquistador Diego de Almagro commence la « conquête » de ces terres du bout du monde dans le but de s'enrichir, sans succès. Certains pensent qu'il serait le premier européen à visiter le Chili, mais il ne laisse cependant aucune trace de son éventuel passage. Les premières colonies permanentes apparaissent avec le voyage de Pedro de Valdivia en 1540 et 1541. D'abord, il fonde le 12 février 1541 la ville de Santiago de Nueva Extremadura (Santiago du nouvel extrême [du monde]), appelée plus couramment Santiago du Chili. Ensuite, il fonde une série de villages à mesure qu'il progresse vers le sud du pays, mais il se heurte à la résistance des mapuches.
Pendant toute la période coloniale, le Chili est rattaché au vice-royaume du Pérou. Après leur installation, le souci principal des Espagnols est la lutte contre les mapuches, considéré le seul peuple indigène à se soulever contre la domination hispanique aux Amériques. C'est l'origine de la guerre d'Arauco contre les Araucans, qui dure plus de deux siècles. La guerre, les maladies et l'esclavage font diminuer la population native au fil des années. Le nombre de métis, par contre, augmente dû aux relations entre les conquistadors et les femmes indigènes.
Le 18 septembre 1810, un groupe de créoles profite des invasions napoléoniennes en Espagne pour constituer une junte de gouvernement. Après huit ans de guerre, les troupes chiliennes commandées par le général Bernardo O'Higgins consolident l'indépendance du pays dans la bataille de Maipú.
Le premier gouvernement national d'O'Higgins est suivi d'une période d'instabilité politique. En 1830, le ministre Diego Portales remet le Chili dans la voie de la paix civile. Il rédige la Constitution de 1833, qui jette les bases de l'État. Trente ans de gouvernement conservateur et début d'une ère de prospérité pour le pays dans tous les domaines. En 1861, le pouvoir passe aux mains de libéraux.
1879 : Guerre du Pacifique contre la Bolivie et le Pérou à la suite du conflit pour les gisements de nitrate dans le désert d'Atacama. Vainqueur en 1883, le Chili annexe l'actuel territoire du Nord (actuelle región de Tarapaca) et connaît un fort développement économique jusqu'au milieu du XXe siècle grâce à l'industrie minière et notamment du salpêtre.
1891 : après une guerre civile, le président libéral Juan Manuel Balmaceda est renversé, le système présidentiel s'affaiblit et commence un régime parlementaire.
La baisse de la demande de nitrate et les premières luttes ouvrières à cause des mauvaises conditions de travail créent un climat d'instabilité sociale et politique au cours des années 1920. Le président Aruro Alessandri entreprend des reformes sociales et promulgue la Constitution de 1925. Mais la crise mondiale de 1929 plonge le Chili dans la récession et l'agitation sociale. Succession de gouvernements et de coups d'État.
En 1938, un Front populaire formé par les partis de gauche et de mouvements syndicaux arrive au pouvoir. Des reformes sociales et politiques font du Chili un des pays les plus avancés du point de vue de la législation et de la protection sociale. Le cuivre remplace le nitrate dans l'économie. Industrialisation du pays.
Dans les années 1960, le Chili est touché par une vague révolutionnaire qui se fait sentir dans toute l'Amérique latine. En 1964, le gouvernement du démocrate chrétien Eduardo Frei Montalva commence la réforme agraire et la nationalisation du cuivre, alors aux mains des États-Unis. L'obstruction de la droite au Congrès augmente.
En 1970, le climat social est agité et la vie politique extrêmement polarisée. À sa quatrième tentative, le candidat de l'Unité populaire, Salvador Allende, arrive en tête de l'élection présidentielle avec 36,3 % des suffrages et devance le conservateur Jorge Alessandri (35 %) et le démocrate chrétien Radomiro Tomic (27,8 %). En l'absence de nouveau tour de scrutin, celui qui arrive en tête doit être confirmé par le Congrès, dominé par les démocrates chrétiens et les conservateurs. Le score d'Allende est pourtant en retrait de trois points par rapport à sa précédente candidature en 1964. Le 24 octobre 1970, les socialistes (alors partisans de l'instauration d'un État révolutionnaire depuis le Congrès de Chillan en 1967) obtiennent des démocrates chrétiens l'investiture d'Allende en échange de la promesse de respecter les libertés et la légalité.
Devenu ainsi le premier président élu démocratiquement sur un programme socialiste, Allende ne dispose pas de majorité parlementaire. Il décide alors de gouverner par décret ce qui lui évite de passer par le Parlement alors que des milices ouvrières se constituent dans les villes et les campagnes pour entretenir une légitimité révolutionnaire. C'est ainsi que la grande réforme agraire se met en place et que de multiples entreprises et de sociétés sont réquisitionnées ou nationalisées (dont neuf banques sur dix et les mines de cuivre qui représentent 75 % des exportations).
Dans le même temps, le pays vit une guerre civile larvée où s'opposent milices ouvrières contre groupes paramilitaires fascisants.
En 1972 commencent les « marches des casseroles vides » par lesquelles les ménagères expriment qu'elles n'ont plus rien à cuire.
En mars 1973, les démocrates chrétiens et les conservateurs obtiennent ensemble 59 % des voix aux élections législatives alors que l'Unité populaire d'Allende obtient son meilleur score, le mettant à l'abri d'une destitution si l'opposition avait obtenu les deux tiers des voix et des sièges.
Durant l'été 1973, de multiples grèves et des insurrections menacent la stabilité du pays alors que Allende n'hésite pas à déclarer : « Si la révolution ne peut passer en souplesse, elle passera en force. » Le 23 août 1973 le président Salvador Allende, nomme Pinochet général en chef des armées à la suite de la démission de Prats.
Le 11 septembre 1973, un coup d'État mené par le général Augusto Pinochet, avec le soutien de la CIA, renverse Salvador Allende suicidé (ou tué) dans le palais de la Moneda criblé de balles.
Les opposants sont arrêtés, torturés, déportés ou exécutés alors que les démocrates chrétiens et les conservateurs, soulagés par le coup d'État, espèrent récupérer le pouvoir. Mais la junte militaire, dirigée par le général Pinochet le conservera jusqu'en 1990, imposant une dictature.
Cette junte est composée des commandants en chef des trois armées et du chef de la police. Elle dissout le congrès national, les conseils municipaux, les syndicats et les partis politiques. La liberté de la presse est abolie, le couvre feu instauré. Tout ce qui est littérature de gauche est interdit.
Certes moins sanglante que chez ses voisins, la dictature du général Pinochet sera responsable de la mort ou de la disparition de 2 279 personnes selon le rapport Vérité et réconciliation publié en 1990 (par comparaison, la dernière dictature argentine est responsable de trente mille mort en sept ans) ainsi que de l'emprisonnement de plus de 100 000 personnes. Le rapport dénombra que sur un million d'exilés durant cette période, il y avait 160 000 exilés politiques.
En 1977, Pinochet confie l'économie du pays aux théoriciens de l'école de Chicago (adeptes de Milton Friedman). Pendant cinq ans, la croissance atteint 8 % par an alors que le taux d'analphabétisation régresse et que l'espérance de vie passe de 63,6 ans en 1975 à 74,4 ans en 1990.
En 1980, Pinochet fait approuver par 67 % des électeurs chiliens une constitution et la prolongation de huit ans des militaires au pouvoir.
En 1988, il demande la prolongation de son mandat par référendum mais n'obtient que 46 % d'approbation contre 53 % qui demandent son départ et la fin de la dictature. Il organise alors une transition en douceur lui garantissant une immunité constitutionnelle.
Le 11 mars 1990, il cède son poste de président de la république au démocrate chrétien Patricio Aylwin, élu à la tête d'une coalition - la Concertación - englobant les héritiers du socialisme d'Allende. Pinochet demeure encore sept ans chef des armées.
En octobre 1998, retraité et sénateur à vie, Pinochet est arrêté à Londres suite à un mandat d'arrêt d'un juge espagnol, et mis en résidence surveillée.
En 1999, Ricardo Lagos est le premier socialiste après Allende à être élu à la présidence du Chili, à la tête de la même coalition progressiste regroupant chrétiens démocrates et socialistes libéraux.
De retour au Chili presque deux ans plus tard (en mars 2000), le général Pinochet est accueilli par une centaine de milliers de ses partisans alors que des procédures judiciaires sont engagées contre lui.
En 2004, la cour d'appel de Santiago lève l'immunité constitutionnelle d’Augusto Pinochet pour ses responsabilités dans l'opération Condor, un plan des dictatures sud-américaines des années 1970 pour éliminer leurs opposants. En juin 2005, il est finalement relaxé par la cour d'appel. Les recours déposés par les familles de victimes sont jugés « irrecevables ». Cette relaxe est confirmée définitivement le 15 septembre 2005 par la Cour suprême.
C'est dans une affaire de fraude fiscale que l'immunité de Pinochet est encore levée par cette même cour d'appel de Santiago (cette décision est en attente de validation par la Cour suprême) ainsi que dans le cadre de l'enquête sur l'opération Colombo, pour laquelle il aurait couvert l'exécution de 119 membres du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) chilien en 1975. Ces levées d'immunité ne signifient pas l'inculpation du général Pinochet car des examens médicaux doivent encore avoir lieu avant son éventuel interrogatoire, dans le but de déterminer si sa condition physique lui permet d'affronter un procès. Le cas échéant, il restera à enregistrer sa déclaration et examiner l'existence de preuves le reliant aux crimes ou aux délits afin d'envisager son éventuelle inculpation.
[modifier] Régions et provinces du Chili
Le Chili est divisé en treize régions qui sont elles-mêmes subdivisées en provinces. À la tête de chaque région, se trouve un intendant tandis que les provinces sont dirigées par un gouverneur provincial. Chaque province est divisée en communes gérées par un maire. Les intendants et gouverneurs provinciaux sont nommés par le président, les maires sont élus par les citoyens.
Les régions sont désignés par un nombre romain et un nom. Les nombres sont attribués du nord au sud. Les Chiliens utilisent généralement davantage le nombre que le nom complet. La région de Santiago fait exception et n'a pas de nombre correspondant, elle est désignée par les initiales RM (Región Metropolitana).
Voir aussi :
- I : Región de Tarapacá (Iquique)
- II : Región de Antofagasta (Antofagasta)
- III : Región de Atacama (Copiapó)
- IV : Región de Coquimbo (La Serena)
- V : Región de ValparaÃso (ValparaÃso)
- RM : Región Metropolitana (Santiago du Chili)
- VI : Región del Libertador General Bernardo O'Higgins (Rancagua)
- VII : Región del Maule (Talca)
- VIII : Región del BiobÃo (Concepción)
- IX : Región de la AraucanÃa (Temuco)
- X : Región de los Lagos (Puerto Montt)
- XI : Region de Aisén del General Carlos Ibáñez del Campo (Coihaique)
- XII : Región de Magallanes y de la Antártica Chilena (Punta Arenas)
[modifier] Géographie
Article détaillé : Géographie du Chili
Situé sur la côte Pacifique de l'Amérique latine, le Chili étire ses 4 300 km du Pérou au Cap Horn, avec une largeur moyenne de 180 km. Des frontières naturelles isolent le Chili de ses voisins : il est séparé de l'Argentine par la Cordillère des Andes ; de la Bolivie et du Pérou par le désert d'Atacama. La superficie total du pays est de 756 900 km2, comprenant l'archipel de Juan Fernández et l'île de Pâques, plus 1 250 000 km2 de l'Antarctique.
La géographie très particulière du pays se reflète sur son climat. Ainsi le nord est chaud,aride et désertique ; la zone centrale bénéficie d'un climat méditerranéen et des vallées fertiles ; quant au sud, il connaît un climat de type océanique froid et humide. L'île de Pâques bénéficie d'un climat maritime à caractéristiques subtropicales. Au Chili, les saisons sont inversées par rapport à l'Europe. Dans la région centrale, l'été débute fin décembre et s'achève fin mars. L'hiver, peu rigoureux, dure de juin à août.
Le Chili fait partie de la Ceinture de feu du Pacifique, une chaîne de volcans qui entoure cet océan. Seul au Chili, il y a plus de deux mille volcans, dont 56 sont toujours actifs. En plus, le territoire est situé sur la jointure de deux plaques tectoniques. Le pays connaît donc le risque sismique.
[modifier] Frontières terrestres
[modifier] Économie
Article détaillé : Économie du Chili
Le Chili est reconnu aujourd'hui pour sa stabilité et son dynamisme économique. Le pays est devenu le « modèle » de la région, le seul qui a réussi, par exemple, à réduire la pauvreté de moitié depuis les quinze dernières années. Au cours des vingt-quatre dernières années, le PIB chilien a augmenté de 5,2 % par an, et même de 8,3 % durant la période 1990-1997.
En partie, ces progrès sont dus aux politiques libérales qui ont été appliquées à partir de l'époque de la dictature militaire (privatisations, dérégulation, modernisation des marchés de capitaux, indépendance de la banque centrale, réforme de la législation du travail et de la prévoyance sociale) et qui ont rendu l'économie plus ouverte et compétitive au niveau international. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, le Chili connaissait des taux de croissance économique de plus de 7 % annuels. En finissant cette dernière décennie, le pays est pourtant touché par les effets de la crise asiatique, qui ont provoqué une période de récession et une augmentation du chômage.
Actuellement, l'économie est réactivée, en récupérant des taux de croissance relativement élevés (6,1 % en 2004; 6 % en 2005), mais quelques problèmes demeurent. D'abord, les taux de chômage n'ont pas diminué à la vitesse qu'on espérait avant la réactivation (8,7 % en septembre 2005), ce qui devenu l'un des grands défis pour le gouvernement. Ensuite, malgré des avancées dans la matière, le Chili a toujours une déplorable distribution des revenus et il est placé au 16e rang de la mauvaise répartition de la richesse au monde. Ces deux sujets font partie des discussions entre les candidats présidentiels pour les prochaines élections de décembre 2005.
D'autre part, grâce à une politique d'ouverture commerciale, durant les dernières années plusieurs accords ont été signés entre le Chili et des pays ou des blocs économiques étrangers. Les plus importants sont avec l'Union européenne, les États-Unis (bien que le Chili n'ait pas vraiment soutenu une intervention américaine en Irak), et la Corée du Sud, en plus de ceux qui ont déjà été scellés avec des nations d'Amérique latine. Le Chili négocie maintenant des éventuels traités avec la Chine, le Japon et l'Inde, qui permettraient au pays d'avoir des accords de libre échange avec la 3/4 de l'économie mondiale.
L'économie chilienne est donc très orientée vers les exportations, surtout de matières premières. Les principales activités sont :
- L'activité minière : le cuivre est le produit d'exportation le plus important. Il représente 35 % des revenus apportés par les exportations du pays et 10 % du PIB ;
- L'agro-industrie : exportation de fruits (raisins, pommes, poires, kiwis), en plus de l'élaboration de conserves et de surgelés, et d'une forte industrie viticole ;
- La pêche : le Chili est un des grands exportateurs de produits marins (poissons, fruits de mer et farine de poisson) au monde ;
- L'industrie forestière : il dispose de plantations industrielles pour l'élaboration de cellulose et de papier.
Finalement, le secteur des services est très développé. Les télécommunications sont libéralisées et ses infrastructures sont modernes. Les touristes viennent visiter les forêts du sud, les plaines désertiques du nord ou pour skier entre mai et septembre dans les Andes. Des télescopes géants y sont installés.
La bonne santé économique du Chili est encore une fois reconnue dans une étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiée le 4 novembre 2005. Il apparait ainsi que le dynamisme économique a permis une élévation rapide du niveau de vie avec un PIB par habitant passé de 2 340 dollars en 1990 à plus de 5 000 dollars (4 230 euros) en 2004 même si « le revenu par habitant corrigé de la parité des pouvoirs d'achat représente actuellement moins de 40 % de la moyenne dans la zone OCDE et moins de 30 % de celui des États-Unis ».
La politique budgétaire est guidée par la règle de l'excédent structurel qui exige un excédent de 1 % du PIB. Ainsi, les finances publiques du Chili présentaient un solde positif de 2,2 % du PIB en 2004, et de l'ordre de 3 % en 2005.
Quelques statistiques économiques :
- Taux de croissance annuel en 2004 : 6,1 %
- Taux d'inflation annuel en 2004 : 2,4 %
- Taux de chômage actuel : 8,7 %
- Indicateur de développement humain : 0,854 (37e rang au monde)
- Population sous le seuil de la pauvreté : 16 % (et moins de 2 % qui vit avec moins d'un dollar par jour)
[modifier] Population
Article détaillé : Population du Chili
Selon le dernier recensement de 2002, le Chili compte actuellement plus de 15 millions d'habitants. Cependant, la zone centrale, située entre les villes de La Serena et Concepción, concentre 78 % de la population totale du pays, et Santiago et sa périphérie regroupent 40 % des Chiliens, soit six millions d'habitants. La densité moyenne (20 hab/km2) n'est donc pas représentative de l'occupation réelle du territoire.
D'après le même recensement, entre 1992 et 2002, le rythme de croissance annuel moyen de la population fut de 1,24 %, un des plus bas en Amérique latine. Sur la même période, le taux de fécondité s'établit à 2,2 enfants par femme.
Malgré une baisse de la natalité, le Chili reste un pays relativement jeune : 34 % des Chiliens ont moins de 20 ans, et 15 % ont plus de 55. Toutefois, tout comme les pays développés, la population du Chili a tendance à vieillir rapidement : la couche la plus jeune de la population a diminué, tandis que la plus âgée va en augmentant, en partie grâce à une espérance de vie à la naissance plus longue : 77,9 ans (80,9 pour les femmes et 74,8 pour les hommes)
En moyenne, la famille chilienne est composée de 3,6 personnes.
En 2002, 4,6 % de la population déclarait appartenir à un groupe ethnique, dont la majorité (87 %) à l'ethnie mapuche. La plupart des Chiliens, plus de 60 %, sont métissés, ce qui fait de la population locale une des plus homogènes en Amérique latine.
Sur le plan religieux, 70 % des Chiliens se déclarent catholiques (dont moins de la moitié est pratiquante). Par rapport au recensement précédent en 1992, cela constitue une diminution de 10 % en 10 ans.
Les 30 % restant sont protestants évangéliques (15 %) ; athées, agnostiques ou sans religion (10 %) ; orthodoxes, juifs, musulmans ou d'autres religions (5 %).
Selon l'état civil, 46 % des Chiliens de plus de 18 ans sont mariés, soit 5 % de moins qu'en 1992. En revanche, les couples en concubinage sont passés de 5 % en 1992 à 9 % en 2002. 34 % des Chiliens sont célibataires, 5 % divorcés. L'évolution de ces chiffres est à suivre, compte tenu de la nouvelle loi sur le divorce en vigueur depuis fin 2004.
Finalement, les immigrés, très majoritairement originaires des pays voisins, constituent moins de 2 % de la population nationale. Les plus nombreux actuellement sont les Argentins et les Péruviens.
[modifier] Politique
Article détaillé : Politique du Chili
En vertu de la Constitution politique de 1980, l'État chilien est divisé en les trois pouvoirs classiques :
Le pouvoir exécutif est tenu par le Président de la République, élu démocratiquement tous les quatre ans au suffrage universel direct, et qui ne peut pas exercer deux mandats successifs. Une fois élu, le Président désigne un cabinet de ministres, dont le Ministre de l'Intérieur.
Le pouvoir législatif est représenté par le Congrès National, dont le siège se trouve à ValparaÃso depuis le retour de la démocratie en 1990. Il s'agit d'un Congrès bicaméral, composé d'un Sénat et d'une Chambre de Députés. Aujourd'hui, il compte 48 sénateurs élus pour huit ans (dont neuf sont désignés par diverses institutions et un est sénateur à vie après avoir été Président du pays) ; et 120 députés élus pour quatre ans. Les parlementaires, sauf ceux de la parenthèse, sont tous élus démocratiquement au système binominal à un tour.
Le pouvoir judiciaire connaît des affaires civiles et criminelles. Il est composé d'une Cour Suprême, des Cours d'Appel et des tribunaux de première instance.
Depuis 1990, le pays vit en démocratie après une interruption de 17 ans de dictature militaire. Actuellement, le Président est le socialiste Ricardo Lagos, leader d'une coalition de partis de centre et de gauche appelée Concertación, qui regroupe la Démocratie Chrétienne (DC), le Parti Socialiste (PS), le Parti Radical Social démocrate (PRSD) et le Parti pour la Démocratie (PPD).
Il existe une opposition de droite constituée par deux partis : Renovación Nacional (RN), plus libéral ; et l'Unión Demócrata Independiente (UDI), plus conservateur. Ces deux partis forment l'« Alliance pour le Chili ». Il y a également une opposition de gauche qui associe le Parti Communiste (PC) et des partis humanistes et écologistes, qui n'ont pas de représentation au Congrès.
Les principaux blocs politiques se sont constitués au milieu des années 1980, pour défendre ou lutter contre le régime militaire d'Augusto Pinochet, et ils sont devenus officiels pour le référendum de 1988, qui a décidé la fin de la dictature. L'année suivante, ils ont gardé l'unité pour affronter les élections présidentielles et chaque coalition a présenté un candidat. Depuis alors, malgré les problèmes qui surgissent de temps en temps à l'intérieur des blocs, le panorama politique n'a pas beaucoup changé.
Le Président Lagos est le troisième gouvernement consécutif de la Concertación, après la victoire de la coalition lors des élections de 1989. Les prochaines présidentielles auront lieu en décembre 2005, de même que les législatives pour renouveler la totalité des députes et la moitié du Sénat. D'après les derniers sondages, il est probable que, pour la première fois dans l'histoire du pays, le prochain Président chilien soit une femme : la candidate officialiste Michelle Bachelet, socialiste.
Le 11 décembre 2005, la socialiste et candidate de la Concertación Michelle Bachelet arriva en tête du premier tour de la présidentielle avec près de 45,87 % des voix devant le candidat du parti de la Rénovation nationale, Sebastián Piñera (25,48 %), celui de l'Union démocrate indépendante et ancien maire de Santiago, JoaquÃn LavÃn (23,25 %) des voix et celui de l'extrême-gauche, Tomas Hirsch (5,37 %) .
Bachelet affrontera le 15 janvier Sebastian Piñera alors que le rapport gauche droite reste aussi serré qu'en 1999 (51 % pour la totalité de la gauche contre 49 % pour la totalité de la droite).
Les électeurs ont aussi élu 120 députés et 20 sénateurs sur 38 sièges, supprimant au passage les postes de sénateurs à vie créés par le général Pinochet. La Concertation a remporté plus de 51 % des sièges de députés et 57 % des sièges de sénateurs, s'assurant la majorité dans les deux chambres.
Il faut ajouter que les réformes les plus profondes à la Constitution de 1980 ont été récemment promulguées (septembre 2005), ce qui est considéré par certains comme la fin de la transition à la démocratie. Ces réformes perfectionnent la Constitution en supprimant les dits « verrouillages autoritaires », laissés par Pinochet. Quelques réformes sont : la réduction du mandat présidentiel de six à quatre ans ; le Président est habilité pour appeler à la retraite les Commandants en chef des Forces Armées ; l'élimination des sénateurs désignés et à vie, ce qui aura pour effet une réduction du Sénat à 38 membres à partir de mars 2006. Le système d'élection binominal utilisé pour les législatives, et qui à présent favorise les deux grands blocs politiques, n'a pas été modifié.
Une autre modification concerne également la possibilité aux enfants de chiliens (de ceux qui sont nés au Chili et donc chiliens par le passeport) d'obtenir la nationalité (avoir non plus un titre de voyage mais un véritable passeport chilien), mais pas la citoyenneté (donc la possibilité de voter en cas d'élections). Il faut également compte du fait, que à ce jour, plusieurs dizaines de milliers d'enfants de chiliens n'étaient jusqu'à lors considérés que comme des non-nationaux (reconnus dans certains pays comme apatrides). Dans les projets encore en court, le droit de vote pour les chiliens résidents à l'étranger en fait partie.
[modifier] Culture
Article détaillé : Culture du Chili
- Deux Chiliens se sont vu décerner le prix Nobel de littérature : Gabriela Mistralen 1945 et Pablo Neruda en 1970.
- La fleur emblème nationale est le copihue (Lapageria rosea), que l'on trouve dans les forêts du sud du pays.
- Les armes du pays représentent les deux animaux nationaux : le condor (un très grand oiseau vivant dans les montagnes de la famille des vautours) et le Huemul (un daim à la toison blanche, espèce en voie de disparition). Il porte en légende la devise du pays : Por la razón o la fuerza.
- Le Maté
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| 1er janvier | Nouvel An | Año nuevo | |
| mars ou avril | Semaine sainte (Pâques) | Semana Santa | |
| 1er mai | Fête du Travail | DÃa del Trabajo | |
| 21 mai | Jour de la Marine | DÃa de las fuerzas navales | |
| juin | Fête-Dieu | Corpus Christi | |
| 15 août | Assomption | Asuncion de La Virgen | |
| 18 septembre | Jour de l'Indépendance | DÃa de la Independencia | Fête nationale |
| 19 septembre | Jour des gloires de l'armée | DÃa del las glorias del ejército | |
| 12 octobre | Découverte de l'Amérique | DÃa de la Raza | |
| 8 décembre | Immaculée conception | DÃa de la Inmaculada Concepción | |
| 25 décembre | Noël | Navidad (aussi nommée Pascua) |
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Guide de voyage sur le Chili de Wikitravel
- Une banque de données sur le Chili et une bibliographie commentée
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